Dans sa première « évaluation cartographique » en France, l'Aeres met en avant le rapprochement de l'enseignement supérieur et de la recherche et du milieu socio-économique et une forme de consécration des grandes métropoles.
L'Aeres (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) propose la 1ère « évaluation cartographique de l'enseignement supérieur et de la recherche en France
». À partir des résultats des évaluations conduites par l'Agence entre 2007 et 2010, cette étude régionale, réalisée académie par académie, repose sur des critères de recherche et de valorisation, d'offre de formation et de vie étudiante, de relations extérieures et internationales ainsi que de gouvernance.
Des collaborations devenues effectives
Lors de la présentation de cette évaluation le 11 janvier, Jean-François Dhainaut, président de l'AERES, a mis en avant l'émergence de différentes formes de coopération : « la collaboration est devenue effective entre les universités et les écoles, entre les universités et les organismes de recherche, entre les universités et les CHU et entre les acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche et ceux du monde socio-économique
».
Autre enseignement : l'opération Campus et les investissements d'avenir (ex-Grand emprunt) ont favorisé une forme de consécration des grandes métropoles qui ont su fédérer les différents acteurs (universités et écoles, laboratoires et centres de recherche, grandes entreprises et PME) dans l'élaboration des projets. Hors de ces grandes métropoles, les acteurs doivent nouer des relations étroites « pour atteindre la masse critique qui permettra de travailler à armes égales avec les grandes métropoles
». La démarche de rapprochement engagée par les PRES (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) Bretagne et Pays-de-la-Loire (Nantes, Angers, Le Mans) au sein du projet « innovation campus Ouest » est, à cet égard, montré en exemple.
« Cette 1re évaluation cartographique est un outil novateur et indispensable. Il faut maintenant aller plus loin : l'étendre aux écoles, valider les procédures d'évaluation du personnel, promouvoir l'autoévaluation et l'évaluation à l'international
» conclut Jean-François Dhainaut.





















































