De la définition de l'innovation à l'organisation de la filière, en passant par le financement, le rapport intermédiaire du groupe de travail « innovation » du Plan Bâtiment Grenelle propose un « tour d'horizon des leviers à l'innovation dans le secteur du bâtiment » en 18 propositions
« La mutation du secteur du bâtiment nécessite deux changements de paradigme dans l'approche de l'innovation
» souligne le rapport intermédiaire du groupe de travail « innovation » du Plan Bâtiment Grenelle, mis en place en mai dernier.
Changer la « vision » de l'innovation
Piloté par Inès Reinmann, associée chez Acxior Corporate Finance, et Yves Farges, président du comité des travaux de l'Académie des Technologies, le groupe de travail promeut deux messages : « moderniser la vision française de l'innovation
» (non plus seulement technologique, mais aussi organisationnelle, financière et commerciale, aux niveaux local, régional, national, européen et mondial) et « passer à une exigence de résultat en termes de performance globale
» (développer notamment l'idée de performance d'usage). Dans cette optique de changement de paradigme, les auteurs ont défini des thématiques prioritaires pour lesquelles des leviers à l'innovation ont été établis sous forme de propositions. De leur émergence à leur appropriation, en passant par leur accès au marché, les 18 propositions visent à favoriser l'innovation dans le secteur du bâtiment.
Renforcer les dispositifs d'innovation existants
Une partie de ces propositions porte sur le renforcement de la dynamique collaborative de R&D et des dispositifs d'innovation existants. Sur le modèle des Fraunhofer allemands, le rapport préconise de développer les plateformes d'innovation spécialisées, mêlant formation, transfert de R&D, démonstration et développement d'entreprises, et de les faire fonctionner en réseau. Il propose également de créer un lieu de partage de l'ensemble des travaux de R&D publics, mais surtout de « renforcer la mission de coordination des pôles de compétitivité (et des plates-formes) notamment concernant les aspects financiers et de plan d'affaire des projets
».
Mettre en œuvre des mesures incitatives
Côté financement toujours, les auteurs suggèrent de « conditionner les financements publics accordés aux opérateurs publics de R&D (universités, organismes de recherche, centres techniques, etc.) à une exigence minimale de fonctionnement en commun sur des projets de recherche concernant le bâtiment » et d'« accorder à OSEO la possibilité de participer au capital des entreprises sous forme de fonds propres ». D'autres propositions reposent sur la mise en œuvre de mesures incitatives (éco-prêts, aides fiscales directes ou indirectes, commande publique ou encore compteurs intelligents). Le rapport final devrait être remis à la fin du semestre.





















































