Une équipe de chercheurs et de médecins français a mis au point une nouvelle approche de thérapie cellulaire pour des patients atteints de cancer et en échec thérapeutique. Les résultats de l'essai clinique évaluant la sécurité et l'efficacité de ce nouveau traitement s'avèrent très positifs et ouvrent des perspectives thérapeutiques importantes en cancérologie.
C'est une avancée remarquable dans la lutte contre le cancer. Une équipe de chercheurs et de médecins français, associant l'AP-HP, le CNRS, l'Inserm ainsi que les Universités Pierre et Marie Curie et Paris-Est Créteil Val de Marne, a mis au point une nouvelle approche de thérapie cellulaire pour des patients atteints de cancer et en échec thérapeutique. Les scientifiques ont mis au point avec succès pour cette population de patients une nouvelle approche de thérapie cellulaire. L'innovation repose sur l'injection de lymphocytes préalablement manipulés afin d'augmenter leur activité anticancéreuse. Cette manipulation consiste à éliminer spécifiquement une fraction des lymphocytes injectés - les T-régulateurs - car ils inhibent l'activité anticancéreuse des autres lymphocytes.
Des résultats positifs
Les résultats de l'essai clinique évaluant la sécurité et l'efficacité de cette nouvelle thérapie cellulaire sont très positifs. « Le traitement a été très bien toléré et un tiers des 17 patients traités ont répondu au traitement alors qu'ils n'avaient plus d'autres options thérapeutiques » , commente les chercheurs. Ces travaux ouvrent des perspectives thérapeutiques importantes et les équipes travaillent déjà à des améliorations de la préparation cellulaire qui devraient augmenter encore l'effet thérapeutique.
Une collaboration efficace
Ces résultats ont pu être obtenus grâce à une étroite collaboration entre des chercheurs et des médecins français spécialisés en transplantation, en cancérologie et en biothérapie au sein de deux hôpitaux (Henri Mondor et Pitié-Salpêtrière) de l'AP-HP. La grande implication combinée du CNRS, de l'Inserm et des Universités Pierre et Marie Curie (UPMC) et Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) a aussi été déterminante pour la conduite de ces travaux qui ouvrent des perspectives nombreuses à la fois en cancérologie et dans le domaine de la transplantation.






















































