Le ministère des finances a présenté mardi une série de préconisations pour accompagner les innovations numériques permettant de produire dans un plus grands respect du développement durable. Composants et systèmes à basse consommation, filière logistique, supercalculateurs, font partie des domaines que l'Etat souhaite privilégier.
L'Etat accompagnera le développement d'innovations technologiques du numérique permettant de produire et de consommer toujours plus vert. C'est ce qu'ont annoncé Christine Lagarde, ministre de l'économie, et Christian Estrosi, ministre de l'industrie, mardi 8 septembre après avoir reçu des mains de Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies un rapport sur "la contribution des technologies du numérique au développement durable" . Alors que s'ouvre aujourd'hui à Paris le séminaire interministériel intitulé « Numérique : investir aujourd'hui pour la croissance de demain » organisé par le secrétariat d'Etat à l'économie numérique, les hôtes de Bercy auront déjà apporté leur modeste contribution. Le rapport réalisé sous la présidence de Michel Petit, ingénieur général des mines, préconise deux orientations principales : « favoriser la R&D dans le domaine des composants et systèmes électroniques à basse consommation » et, « renforcer les usages du numérique (réseau électrique intelligent, maquettes numériques de bâtiments et quartiers…) contribuant au développement durable, notamment auprès des PME » . Les deux ministres n'ont pas tardé à en tirer les leçons. Ils ont demandé à leurs services, la direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services notamment, « que l'apport du numérique au développement durable soit pris en compte dans les modalités de sélection et de soutien des programmes d'aide à la R&D technologique du ministère » . Ils visent en priorité les attributions de financements consentis aux pôles de compétitivité par le fonds unique interministériel, et les aides publiques apportées dans le cadre d'Euréka, le programme européen qui incite à la coopération entre entreprises européennes et instituts de recherche.
Des domaines prioritaires
Christine Lagarde et Christian Estrosi ont fixé des domaines prioritaires : « les programmes concernant les composants et systèmes à basse consommation » ou « l'utilisation du numérique pour le développement de solutions éco-responsables » , cette deuxième orientation étant couverte par le dispositif Cap-Tronic mis en place par Oséo et le CEA pour aider les entreprises à intégrer le numérique dans leurs produits et services et qui touche en moyenne 1 500 PME par an. Le ministère entend aussi soutenir la filière logistique, estimant que le numérique peut « contribuer à limiter les déplacements de biens », ainsi que le développement des étiquettes électroniques RFID (Radio frequency identification). Bercy a également fixé un objectif aux écoles des mines et à l'Institut télécom. Il leur demande « de prendre pleinement en compte, dès 2010, les notions d'éco-conception (efficacité énergétique, co-conception matériel-logiciel, usages responsables…) dans la formation des futurs ingénieurs du numérique » . Enfin, le ministère souhaite présenter avant fin janvier des propositions pour le développement des centres de calcul du futur qui accompagnent le développement de l'informatique distribuée.






















































