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OSEO se penche sur les dynamiques de développement des jeunes entreprises innovantes

Source : NAJA

Le 11 janvier 2012

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Dans son étude sur dix ans de création d’entreprises innovantes, menée avec l’appui du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, OSEO dresse une typologie de 5 500 entreprises créées entre 1998 et 2007 (1), « selon leur niveau de développement et les difficultés rencontrées  ». Evoluant principalement dans le domaine des TIC et des sciences de la vie, et sur des marchés B to B (business to business), ces entreprises dont plus de la moitié visent d’emblée les marchés internationaux, ont un taux de pérennité à 5 ans de 85 % après un passage critique entre 3 et 5 ans (« vallée de la mort »), contre un taux de 1 sur 2 pour la création dans son ensemble. « Dans les deux premières années de vie de l’entreprise innovante, fonds propres et aides publiques sont les sources essentielles de financement  » rappelle OSEO, précisant que le capital de démarrage s’élève en moyenne à 92 000 euros et est détenu majoritairement par les fondateurs, généralement ingénieur ou docteur en sciences.

L’étude s’intéresse surtout au dynamique de développement de ces jeunes entreprises innovantes et propose une segmentation en 5 classes de ces entreprises. Ainsi, 41 % des entreprises innovantes créées sur la période ont un « développement autocentré ». Souvent très jeunes, ces entreprises n’ont généralement pas noué de partenariat, ni développé de filiale et ne sont pas internationalisées. Les projets y sont de taille modeste et l’activité de R&D se fait en interne. « 1 CEI sur 3 a été obligée de changer de modèle économique tant pour des erreurs de positionne­ment de marché que par manque de financement  » souligne OSEO.

Ensuite, 38% des créations de la période sont aujourd’hui des entreprises au « com­portement d’ouverture avéré ». Ayant plus de 5 ans d’ancienneté, elles portent des projets plus importants, appuient leur R&D sur des compétences externes, nouent des partenariats, surtout européens, ouvrent leur capital, sont internationalisées et « ont été confron­tées, elles aussi, à des problématiques de redéfinition de business plan  ».

Dans une position intermédiaire, 12 % des créations présentent « un niveau médian de développement ». Agées de 5 à 8 ans, ces entreprises ont, pour plus de 70 % d’entre elles, « développé des partenariats et sont tournées vers les marchés étrangers  ». La R&D y est réa­lisée en interne et « l’ouverture du capital est encore peu développée  » constate la synthèse de l’étude.

Enfin, 2 autres classes concernent les entreprises rachetées (4 % des créations d’entreprises innovantes) et celles (5 %) « qui n’ont pas pu se développer faute de moyens financiers  ».

(1) En 1999, les premières mesures spécifiques de la Loi innovation et recherche étaient mises en œuvre.


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