« Malgré ses 14 millions de bénévoles, le constat s’impose : ces dernières années, le monde associatif, par le biais de ses 172 000 associations ayant recours à des salariés, est devenu un véritable marché du travail (…) qui n’arrive pas encore à se mobiliser contre ses « mauvaises pratiques » et les raisons structurelles qui les suscitent. » Alors que la présence du monde associatif ne fait que s’intensifier, la précarité dans ce marché du travail n’a qu’une faible visibilité. En effet, peu de chercheurs travaillent aujourd’hui sur la question comme l’un des endroits de « métamorphose néolibérale du salariat ». Plusieurs hypothèses et explications de cette précarité sont ici livrées : les formes des contrats atypiques dans le monde associatif ; le mythe de « travailler plus pour gagner plus » ; la relation bénévole-employeur et la bénévolisation du travail ; la logique de libéralisation et de mise en concurrence ; etc. On constate en effet que les associations ont été gravement fragilisées par la mise en concurrence entre elles et avec les entreprises privées, ainsi que par le reflux et l’instabilité des subventions. Il semble alors crucial que celles-ci prennent conscience du processus auquel elles participent car, touchées par la dégradation des politiques publiques de la jeunesse, de l’insertion et de l’emploi, elles investissent les nouveaux statuts précaires pour poursuivre leurs missions tout en risquant d’institutionnaliser le développement du sous-emploi.
Voir l’article de Simon Cottin-Marx http://www.mouvements.info/Precarite-et-monde-du-travail.html





















































