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Géothermie : Un projet de chaufferie en Alsace

Source : NAJA

Le 17 janvier 2011

Logo : Géothermie : Un projet de chaufferie en Alsace

Suite à l'accord de la Commission européenne pour une aide d'Etat de 25,3 millions d'euros, le projet de construction d'une chaufferie géothermique de 24 mégawatts à Beinheim (Alsace) va pouvoir commencer.

Ce projet « démontrera que la chaleur géothermique, produit d'une technologie renouvelable innovante, peut être développée sur une échelle commerciale » a commenté Joaquín Almunia, vice-président de la Commission chargé de la politique de concurrence, à l'annonce de l'autorisation de la Commission d'une aide de la France à la construction d'une chaufferie géothermique en Alsace.
Une chaufferie géothermique de 24 mégawatts

Porté par la société Roquette Frères en complément de son action dans le domaine de la biomasse, le projet de chaufferie associe également Électricité de Strasbourg et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Ces trois partenaires percevront une aide d'Etat de 25,3 millions d'euros via une société commune. Le projet, qui nécessité un investissement total de 45,3 millions, prévoit la construction d'une chaufferie géothermique de 24 mégawatts (MW) à Beinheim (Alsace) et d'une conduite de 15 km pour amener la chaleur depuis la source géothermique souterraine jusqu'au site de Beinheim. La chaleur produite sera vendue au site industriel exploité par Roquette Frères à Beinheim, remplaçant celle produite actuellement par des chaudières au gaz.

Encourager la diffusion de l'énergie géothermique

Pour un même volume de chaleur produit, l'énergie géothermique permet une réduction de 39 000 tonnes de CO2 émises par rapport au gaz. Ce projet « encouragera la diffusion, à une échelle commerciale, des technologies liées à la géothermie et contribuera à diminuer les coûts de réduction des émissions de CO2 dans les prochaines années, tout en contribuant à la réalisation des objectifs en matière de production d'énergie renouvelable » commente la Commission européenne. Elle conclut que « l'aide d'État française constitue une mesure nécessaire, appropriée et proportionnée pour atteindre un objectif d'intérêt européen [le développement des énergies renouvelables, NDLR]. Elle a estimé en particulier que l'aide est proportionnée compte tenu des risques pour l'investissement liés aux prix actuels et futurs du gaz et du CO2 ».


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