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SusChem : Une feuille de route pour la chimie durable

Source : NAJA

Le 10 décembre 2010

Logo : SusChem : Une feuille de route pour la chimie durable

Destinée à orienter l'industrie chimique française vers plus compétitivité via le développement d'une filière de la chimie verte, la feuille de route du SusChem (plateforme pour la chimie durable) était officialisée fin novembre.

« J'ai la conviction que nous pourrons relever les défis posés par la structuration d'une filière industrielle chimique française, à la fois plus compétitive et plus respectueuse de l'environnement, en engageant des actions concertées. Le premier pas est franchi. Il nous faut poursuivre sur cette voie » déclarait François Drouin, PDG d'OSEO, fin novembre, à l'occasion des Deuxièmes Rencontres de SusChem France (1). La déclinaison française de la plateforme européenne SusChem (Sustainable Chemistry) y officialisait sa feuille de route.
Définir des programmes cadres de recherche sur la chimie durable

« La feuille de route de SusChem France est le socle destiné à définir des programmes cadres de recherche européens et français sur la chimie durable et permettre ainsi aux industriels de la chimie en France de développer une offre compétitive de nouveaux procédés, produits et matériaux » explique Gérard Guilpain, Président de la Commission Innovation de l'UIC. S'appuyant notamment sur le rapport publié par le PIPAME en février 2010 sur les « Mutations économiques dans le domaine de la chimie » et sur le rapport « Les filières industrielles stratégiques de l'économie verte » de mars 2010, la réflexion stratégique de SusChem se positionne sur les grands défis (produits durables, mutation des pratiques, valorisation des déchets, recyclage, solutions écoconçues et procédés éco-efficients) : « la chimie est une filière essentielle car pourvoyeuse de solutions pour répondre à l'évolution des modes de production et de consommation tant pour sa propre activité de fabrication que pour les secteurs industriels aval » rappelle Gérard Guilpain, Président de la Commission Innovation de l'Union des Industries Chimiques.
« Revoir un modèle »

 Huit grands axes sont identifiés : matières premières renouvelables et économie biosourcée, chimie et recyclage, matériaux avancés, chimie pour l'énergie, procédés éco-efficients, analyse, méthodes et performance, éco-conception et réseau d'innovation. L'idée est de mettre en place des actions collectives sur ces axes pour rattraper le retard français dans la chimie verte et « permettre à la France de demeurer le 2e producteur en Europe et le 5e au niveau mondial ». « L'industrie chimique française doit revoir un modèle basé sur 50 ans de pétrochimie et inscrire ses actions au sein d'une politique globale et cohérente en matière de conception, de stockage, de production et de recyclage des produits » souligne Arnaud Gabenisch, Responsable du pôle Développement Durable chez Alcimed (société de conseil et d'aide à la décision). « Certaines initiatives actuelles fournissent déjà un cadre d'échanges approprié : par exemple la création de l'association Chimie du Végétal en 2008, ainsi que les réflexions conduites au sein de la plateforme SUSCHEM Europe, dont une déclinaison française a été récemment créée » conclut-il.


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