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Science, technologie et industrie : tableau de bord de l’OCDE 2009

Tableau de bord OCDE 2009

L’innovation contribue de façon majeure aux performances économiques et au bien-être social. Elle influe directement sur la productivité, la création d’emplois et le bien-être des individus, et aide à faire face à des enjeux de dimension mondiale comme la santé et l’environnement. Comme l’innovation joue un rôle de plus en plus important et ses caractéristiques évoluent, l’information statistique est nécessaire pour mesurer ces enjeux mondiaux et mettre en évidence les directions dans lesquelles agir pour y faire face.

Cette neuvième édition du Tableau de bord de la science, de la technologie et de l’industrie examine les faits nouveaux dans les domaines de l’innovation, de la science, de la technologie et la mondialisation. Dans ce contexte, elle compare les caractéristiques des pays membres et des grands pays non membres de l’OCDE, et apporte des éléments d’information sur la crise économique et les autres grands défis planétaires. Voici quelques-unes de ses principales conclusions :

  • Les données rétrospectives montrent que la recherche-développement (R-D) et le capital risque sont parmi les premières dépenses à être réduites en période de récession dans les pays de l’OCDE. Les données préliminaires confirment cette observation pour le premier semestre 2009.
  • Les apports d’investissement direct étranger (IDE) dans les pays du G7 ont fléchi de 25 % en 2008. Au premier trimestre 2009, les flux entrants d’IDE en Allemagne, au Canada, aux États-Unis, en Italie et au Japon ont encore baissé de 63 % supplémentaires. Inversement, les apports d’IDE au Royaume-Uni ont plus que doublé au premier trimestre 2009, retrouvant ainsi leur niveau de l’année précédente. Dans la mesure où les filiales étrangères donnent accès aux nouvelles technologies et où elles génèrent des retombées de connaissances pour les entreprises locales, la baisse des apports d’IDE réduira les capacités d’innovation du pays hôte.
  • Les énergies renouvelables et la maîtrise de la pollution atmosphérique sont les deux domaines des technologies environnementales dans lesquels le dépôt de brevets est le plus dynamique. Sur la période 1996-2006, leur progression a été supérieure à celle de l’ensemble des brevets déposés au titre du Traité de coopération en matière de brevets (PCT).
  • Les États-Unis ont été à l’origine de plus de 42 % des brevets sur des produits pharmaceutiques au milieu des années 2000, tandis que la part combinée de la Chine et de l’Inde représentait près de 5 %. On constate une baisse de la productivité du secteur pharmaceutique depuis le milieu des années 1990.
  • On observe également une baisse des brevets en biotechnologie dans certains pays au cours des années récentes en relation avec le renforcement des critères pour le brevetage des inventions génétiques.
  • Les activités d’invention dans les nanotechnologies ont sensiblement augmenté depuis la fin des années 1990, mais la part des nanotechnologies dans le total des brevets demeure tout juste supérieure à 1 % en moyenne. Singapour est le pays le plus spécialisé dans les nanotechnologies.
  • Les entreprises sont une importante source de financement de la R-D exécutée par le secteur de l’enseignement supérieur et le secteur de l’État, avec une moyenne pour la zone de l’OCDE de 5.3 % en 2006.
  • Les produits de haute technologie sont l’une des composantes les plus dynamiques du commerce international de la décennie écoulée. En 2007 les produits manufacturés de haute et moyenne-haute technologie ont représenté 23 % et 39 %, respectivement, du commerce total de produits manufacturés.
  • Les biens et services des technologies de l’information et des communications (TIC) ont constitué également l’une des composantes les plus dynamiques du commerce international au cours de la dernière décennie. Néanmoins, la part des pays de l’OCDE dans le commerce mondial de TIC est tombée de 75 % en 1997 à 52 % en 2007 avec la montée rapide des échanges en provenance des économies d’Asie non membres de l’OCDE.
  • Les données sur les brevets font apparaître une forte internationalisation des activités de recherche. En moyenne, plus de 15 % des brevets déposés par un pays de l’OCDE en 2004-06 dans le cadre du Traité de coopération en matière de brevets portaient sur des inventions faites à l’étranger.
  • Le co-autorat international a également rapidement progressé. En 2007, 21.9 % des articles scientifiques relevaient du co-autorat international, soit un pourcentage trois fois plus élevé qu’en 1985.
  • Le nombre d’étudiants étrangers à l’intérieur de la zone de l’OCDE a triplé depuis 1980, et doublé entre 2000 et 2006. Les États-Unis accueillent la plus importante population de doctorants étrangers, avec plus de 92 000 étudiants d’origine étrangère, devant le Royaume-Uni (38 000) et la France (28 000).
  • Les pays émergents développent leur premier cycle d’études universitaires. Les taux d’obtention d’un diplôme en Russie (45 %) sont sensiblement plus élevés que la moyenne dans l’UE. En Chine, le nombre de diplômés a pratiquement triplé depuis 2000, même si le taux d’obtention d’un diplôme (12 %) reste faible comparé à la moyenne de l’OCDE.

Entre 1998 et 2007, l’emploi des titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur a augmenté en moyenne trois fois plus rapidement que l’emploi total. Globalement en 2007, 35% des personnes employées dans la zone de l’OCDE disposaient d’un diplôme de l’enseignement supérieur.

Source : OCDE


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