Alors que la France compte plus de 20 millions de personnes de plus de 50 ans, soit 35 % de la population, le projet Aupalesens, co-labellisé par les pôles Vitagora et Valorial, va chercher à mieux comprendre comment l'avancée en âge peut entraîner la dénutrition. L'ambition est notamment de mettre au point une alimentation spécifique aux seniors, sans « dissocier sensorialité et nutrition. »
« Nous travaillerons alors à l'amélioration de la prise alimentaire, que ce soit en optimisant le produit lui-même ou plus généralement en offrant à la personne âgée la possibilité de se réapproprier son repas. Nous allons nous intéresser notamment à la texture des aliments, l'objectif étant de concevoir des produits plus particulièrement adaptés à des personnes âgées dont l'ensemble de l'appareil buccal et pharyngé ne fonctionne plus normalement » explique Virginie Van Wymelbeke, docteur en nutrition de la personne âgée au Centre Gériatrique de Champmaillot à Dijon, à la tête du projet Aupalesens.
Un enjeu de santé publique Co-labellisé par les pôles de compétitivité Vitagora et Valorial et retenu dans le cadre de l'appel à projets du programme de recherche en Alimentation et Industries Alimentaires (ALIA) de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), le projet de 4 ans vise à « mieux connaître les changements qui apparaissent au cours du vieillissement, et en particulier ceux qui mènent aux premiers signes de malnutrition. » Enjeu de santé publique, la « Malnutrition Protéino-Energétique (MPE) favorise le déficit immunitaire, majore les infections, augmente les risques de chutes et accroît le nombre de fractures, entraînant ainsi une augmentation du nombre et de la durée des hospitalisations et une aggravation de la dépendance, touche jusqu'à 10% des seniors vivant à domicile, 50% de ceux qui résident en institution et de 30 à 70% de la population hospitalisée » soulignent les porteurs du projet.
Vers la mise au point d'une alimentation spécifique Alors que la France compte plus de 20 millions de personnes de plus de 50 ans, soit 35 % de la population, l'objectif est d'améliorer la prise alimentaire des seniors. Selon Virginie Van Wymelbeke, l'originalité du projet « est de ne pas dissocier sensorialité et nutrition afin d'essayer de mieux comprendre comment l'avancée en âge peut entraîner la dénutrition. » Dans un premier temps, une enquête sera menée auprès d'une population de seniors « classés en différentes catégories en fonction de leur localisation et de leur degré d'autonomie ou de dépendance. » Ensuite, les travaux des neuf partenaires (1) porteront sur l'amélioration et/ou la modification de produits existants ou sur la conception de nouveaux. Enfin, les résultats obtenus seront valorisés notamment « sous la forme de diverses recommandations, tant auprès des professionnels (praticiens, soignants, aides familiaux et professionnels) que des différents organismes concernés (Ministère de la Santé, Direction Générale de la Santé, AFSSA, Assurance Maladie …) »






















































