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Microélectronique : Un à deux milliards pour les semi-conducteurs

Source : NAJA

Le 07 juin 2010

Logo : Microélectronique  : Un à deux milliards pour les semi-conducteurs

Le ministre de l'Industrie a annoncé un plan de financement de 1 à 2 milliards d'euros sur cinq ans, dont plusieurs centaines de millions d'euros de fonds publics, en faveur l'industrie des semi-conducteurs. Un coup de pouce non négligeable pour la filière micro-nanoélectronique française.

Les semi-conducteurs ont su se glisser dans tous les appareils électroniques et informatiques pour optimiser leur performance. Le secteur est jugé vital dans l'élaboration de produits innovants et la conquête de nouveaux marchés. Le ministère de l'Industrie a décidé de soutenir ce secteur clé qui souffre dans l'hexagone mais qui est promis à un bel avenir à travers le monde : le marché mondial des semi-conducteurs devrait croître de 27% en 2010, à 238 milliards d'euros, portés par les ventes d'ordinateurs personnels et de téléphones portables, selon le cabinet Gartner, spécialisé dans les études de marché. Un plan de financement de 1 à 2 milliards d'euros sur cinq ans de la filière micro-nanoélectronique française, dont plusieurs centaines de millions d'euros de fonds publics, a été annoncé le 3 juin par Christian Estrosi. « Nous disposons déjà d'atouts solides dans ce domaine et mon objectif est que la France devienne l'un des cinq pays leaders du secteur, avec les Etats-Unis, la Corée ou Taïwan » , a déclaré le ministre de l'industrie au journal Les Echos.

Une solution globale

Pour réunir les fonds nécessaires, le ministre envisage de mobiliser le « volet numérique » de l'emprunt national. « Dès les tout prochains jours, une consultation va être ouverte dans ce cadre, en lien avec Nathalie Kosciusko-Morizet et avec René Ricol, qui gère l'enveloppe de l'emprunt national » , précise le ministre qui souhaite un rapprochement entre les acteurs de l'électronique et les grands acteurs du logiciel embarqué comme Thales. « Il ne faut pas que chacun travaille de son côté. Quand on veut vendre des systèmes intelligents pour l'automobile ou l'aéronautique, il faut proposer ensemble la puce et le logiciel » .


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