Une participation active aux programmes de recherche européens et français, une action dans plusieurs pôles de compétitivité et un partenariat au sein de Platinno, la plate-forme d’innovation dédiée à la filière plasturgie : telle est la stratégie de Cogemoule. Les moteurs de ces actions : outre les aides, une présence auprès des meilleurs.
Programmes collaboratifs français ou programmes européens, lesquels choisir ? « Les deux ! » répond Bruno Machet, patron de Cogemoule. Depuis la reprise en 2005 de cette PME spécialisée dans la fabrication de moules pour la plasturgie en 2005, Bruno Machet s’adonne avec ferveur à la recherche collaborative sous toutes ses formes.
Cogemoule participe de fait à pas moins de six programmes de recherche. Deux ont lieu dans le cadre européen : Mold4prodE (utilisation de capteurs dans les moules) et Impress (plate-forme de production de composants plastiques intégrant des caractéristiques à échelle micro ou nano). Quatre programmes mettent en scène des acteurs français : Osoto (progiciel de simulation - elle en est leader), Nanorep (nano réplication), UFFO (réalisation d’une machine laser de frittage de poudre), Antiope (stratoconception).
L’entreprise est également partenaire de la première plate-forme d’innovation consacrée au moule (Platinno), portée par le pôle européen de plasturgie et accompagnée par le Cetim dans la conception et la création d’une unité d’usinage à 5 axes. Une initiative à mettre au crédit du pôle Plastipolis avec la profession des moulistes.
Grâce à cet effort permanent de recherche et de développement, et à la conviction de son P.d.-g. que seule l’innovation peut faire barrage au « low cost », la PME a été transfigurée.
En cinq ans, 90% du portefeuille de clients a été renouvelé !
Des programmes européens attractifs
Fort de son expérience, Bruno Machet peut fournir quelques précieux conseils au néophyte désireux de s’attaquer à la recherche collaborative.
« D’un point de vue financier, les programmes européens sont plus attractifs que les programmes français », dit-il. L’Europe peut désormais en effet financer des PME à hauteur de 70% alors que les programmes nationaux ne dépassent jamais les 50%. Revers de la médaille, « vu le nombre de candidatures, les programmes européens sont beaucoup plus sélectifs que les programmes nationaux ». Autrement dit, seules les entreprises qui ont une très forte compétence technologique ont des chances d’être élues. Plus qu’un détail : « Il faut absolument maîtriser l’anglais pour faire partie d’un tel programme… ». Ceux qui ont séché les cours d’anglais trouveront la punition bien sévère…
Les atouts des pôles de compétitivité
Les programmes français, qu’ils soient nationaux ou régionaux ne manquent pas non plus d’atouts. Ainsi, les pôles de compétitivité ont largement ouvert leurs portes aux PME. « Nous avons la possibilité de travailler avec de grandes entreprises très performantes. Pour nous, c’est une chance inespérée et un apport considérable », s’enthousiasme Bruno Machet.
Cogemoule ne s’en prive pas. La reprise de l’entreprise a coïncidé avec le lancement des pôles de compétitivité. « J’ai tout de suite été séduit et j’ai immédiatement saisi cette opportunité », dit Bruno Machet.
Sa première participation date ainsi de 2005, au sein du pôle Plastipolis, consacré à la plasturgie. Depuis, l’entreprise a adhéré à trois autres pôles de compétitivité et est même devenue un membre actif de Plastipolis en siégeant notamment à son comité scientifique et technique.
Une présence indispensable
Comment une PME de la taille de Cogemoule peut-elle faire face à toutes les obligations générées par ces participations ? « Cela prend du temps, mais il faut accepter de jouer le jeu », dit Bruno Machet qui y consacre en effet beaucoup d’énergie. Il participe à moult réunions pour suivre l’avancement des projets et échanger des informations avec le vaste réseau de ses partenaires.
« Il est indispensable de faire fructifier sa participation à un programme collaboratif et pour cela il est nécessaire d’être présent », conclut-il.
Source: CETIM - Centre Technique des Industries Mécaniques
Contact : sqr@cetim.fr





















































