Un fonds dédié aux jeunes entreprises innovantes du secteur des dispositifs médicaux, abondé pour un tiers par le Fonds stratégique d'investissement (FSI), va être créé. L’annonce de la naissance de ce fonds, baptisé InnoMedTech, a été faite par le ministre de l'Économie, François Baroin, le 25 janvier, lors d’une réunion du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS). Créé il y a 8 ans comme un espace de dialogue entre pouvoirs publics et industriels du domaine de la santé, le CSIS dressait à cette occasion un bilan de ses actions et présentait ses mesures et chantiers prospectifs, déclinés en treize priorités.
Côté bilan, le CSIS souligne d’abord l’« unification de l’action des partenaires de recherche publique » avec la création de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN), qui regroupe l’ensemble des acteurs de la recherche académique, et de son pendant industriel, l’ARIIS. Autre sujet de satisfaction, les engagements de recherche partenariale ont doublé depuis la 4e réunion du CSIS en octobre 2009. Parallèlement, le Fonds InnoBio, piloté conjointement par les industriels et le FSI, est opérationnel et « l’ensemble des financements prévus à été apporté par les industriels » se félicite le CSIS. Le bilan mentionne également les actions menées en faveur de la bioproduction. « Plusieurs projets impliquant les industriels de la santé et les pôles de compétitivité ont été sélectionnés dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, notamment le projet d’IRT en infectiologie, porté par le pôle de compétitivité Lyonbiopole et l’Institut Pasteur de Paris, et l’usine-école EASE, porté par le pôle de compétitivité Alsace Biovalley, un centre de formation entièrement dédié aux métiers de la production en salles propres » rappelle la note du CSIS.
Concernant les priorités des industriels, le CSIS met en avant 4 grands axes : le renforcement de la recherche partenariale, la structuration de la filière, la valorisation des atouts dans la globalisation et l’anticipation des évolutions des actes de soins. Ses grandes perspectives sont déclinées en 13 priorités, parmi lesquelles on trouve l’amplification des partenariats public-privé de recherche et le renforcement de la recherche translationnelle et clinique, la création d’un « Observatoire de la filière française des industries de santé », le maintien de la production en France ou encore la lutte contre la contrefaçon.





















































